— Les Fiancés

Une chanson qui date de mes années de cégep. Le texte prend un nouveau sens aujourd’hui avec la mort de mon oncle Pierre des suites d’un cancer foudroyant. Il était le plus jeune de quatre frères. J’en retiens que la vie est un cadeau à la fois fragile et formidable. Prenons en soin chaque jour et profitons sans attendre du temps qui nous est donné.

La saison pourpre

Am / Em / Dm / E

Dans tous frissonnants feuillages

Les feuilles colorées d’âge

S’envolent et virevoltent

Flottent au vent désinvolte

 

La pluie crépite à ma vitre

L’averse se verse en litres

Qui gravitent goutte à goutte

S’écoulent coûte que coûte

 

Refrain

C / F / C / G

Rien à voir, cette nostalgie

Si surannée qui m’envahit

Rien à voir avec ma jeunesse

Cette nostalgie, rien ne presse

 

Ma fenêtre d’être donne

Sur un morne soir d’automne

Un grand parc abandonné

Par la chute d’une année

 

Lentement mais sûrement

Le crépuscule s’étend

Peu à peu la nuit installe

L’ébène de ses pétales

 

Refrain

 

C’est à l’ombre de ténèbres

Aux sombres teintes funèbres

Que la saison pourpre va

S’étioler dans le froid

 

Tout converge vers un drame

Une année qui rend les âmes

C’est un morne soir d’automne

On dirait que le glas sonne

 

Refrain

—–

Voilà, merci beaucoup et à la prochaine;

Samuel.

Une chanson où le temps est long mais passe vite. Pour les fois où j’ai l’impression de courir après ma vie.

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Ça arrive à tout le monde, n’est-ce pas?

Voici les paroles et les accords :

À bout de souffle

D

Je tue le temps chaque jour sous l’iris

Dmaj7

Des caméras de surveillance complices

G

Insensibles au crime

Gm                          A7

Dont je suis coupable et victime

 

C’est ainsi à moi-même étranger

Que je fais le miel des autorités

Elles ne séviront pas

Tant que le citron coulera

 

Pont : 

D                             A7

Toute une vie qui s’échappe

D                              A7                                    D    A7

À bout de souffle jamais je ne la rattrape

 

Refrain :

Bm                                                         F#m 

Je sens qu’il me faut faire un deuil

                                                    Em  

Même si personne n’est mort

                                                           E                         F#7

Trop de morceaux de moi sont perdus pour de bon

Pour la suite que je le veuille

Ou non je me vois bien clochard

Finir en beauté sur une rue à mon nom

 

On m’a déclaré libre sous les néons

Des grandes surfaces où midi se confond

À minuit le soir

J’y vois clair s’il fait noir

 

Les succès radio vendent des voitures

La caresse de l’air climatisé facture

Janvier en juillet

J’ai souvent vu pire mais

 

Pont

Refrain

 

La faucheuse patiente à l’arrière

D’une boutique de luxe éphémère

J’ai trop ralenti

Le capital me remercie

 

C’est l’art de la guerre pas celui des batailles

Nul ne m’invite à mes funérailles

Pourtant sans problème

Je m’y présente quand même

 

Pont

Refrain

Pont

Voilà, à la prochaine!

Samuel.

Salut!

Le blogueur Alexandre Turcotte a fait paraître aujourd’hui une entrevue réalisée avec Samuel. Celui qui écrivait il y a quelques semaines la première critique de notre album (que vous pouvez lire ou relire ici) s’intéresse maintenant à notre parcours et à notre démarche.

À lire sur La playlist d’Alex!

Joëlle.

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